mercredi 7 mai 2008

Mercredi 7 :

Pékin nous revoilà !

Nous atterrissons à notre auberge dans le charmant hutong Nan Luo Gu Xiang.
A peine le temps d’enlever 20H de crasse de nos petits corps frêles que nous devons foncer au Mao Live pour les balances. La salle est vraiment chouette, une sorte de Nouveau Casino chinois, avec des loges bien plus grandes.



Nous n’avons pas mangé depuis longtemps, et nous nous devons
absolument de goûter le canard laqué.

Tant bien que mal nous commandons dans un resto. En désignant uniquement des images sur une carte avec un chinois sommaire, on ne peut qu’ avoir des surprises.
Yoan, sa femme Sin et le groupe Perdel avec qui nous jouons ce soir nous rejoignent.
Ils sont très sympas, et ressemblent à s’y méprendre aux Strokes made in China.
Le canard laqué est sublime, et les Perdel nous apprennent à le manger façon local.



Au Mao Live, nous écoutons le concert de Proximity Butterfly et Perdel avant notre tour. C’est vraiment pas mal du tout !
Le concert se passe bien, les conditions sonores sont top, et les gens réceptifs. Que demande le peuple chinois ? Nous sommes ravis de croiser nos amis Matthieu, Lucie, Caroline de Shanghai, Arvi, Matthieu ex-Straight Away, Annabelle et ses amis…
Pas le temps de s’en remettre, direction l’after-show pour un concert acoustique au Room 101, bar non loin de là. Le bar est tenu par un français, et pas mal d’expats sont présents. Le son est étonnamment bon, mais Auré n’a plus de voix. A près quelques titres de Hopper, une incursion de The Rodeo fût nécessaire.
Nous rentrons sagement à 3h du mat’ car demain la mission est : shopping, ultime concert à assurer et nous risquons de ne pas dormir beaucoup pour faire la fête à gogo…
Ici Pékin, à vous….


Marine Saphir

Mardi 6 : arriver en train par la chine.


Dernier jour à Nanjing et Jean décide d’acheter une, mettons, casquette dans le but avoué de se protéger des méchants rayons du soleil mais personne n’est dupe, il veut avant tout imiter la meuf de flashdance qui soude des tuyaux avec une classe internationale. C’est bien naturel.




Le concert du soir est prévu en acoustique au même endroit que la veille, pas de balances donc alors on passe l’après midi sur deux activités majeures : visiter en téléphérique le Mont Zijinshan super classe et joliment boisé et engraisser SFR et Bouygues télécom et s’envoyant des sms à genre beaucoup d’euros pour finalement se retrouver trop tard. Et puis une petite visite au time square local qui consomme un peu plus d’énergie qu’une brosse à dents électrique. Disons environ cent million de fois plus à la seconde.




Arrivés au concert à la bourre mais le son est très bon et le public réagit vraiment bien. Pas le temps de traîner dans les loges à tiser les bières gratuites offertes par le patron car le train de nuit nous attend. 15 heures de voyage pour Pékin et ça tombe bien car on avait tous envie de passer une nuit de merde dans un train qui pue. Mais en fait, si notre nuit est ponctuée de raclage de gorge, pets fumés et tchatche intempestive de nos amis voyageurs chinois, on finit quand même par dormir tellement nous sommes exténués.

Dany « Tierce » Minouche

lundi 5 mai 2008

Lundi 5 : Nanjing

Départ le matin juste assez à la bourre pour rater le train de 10 minutes mais on en trouve un autre un peu plus tard qui nous conduit à Nanjing, une très chouette ville toute mignonne. La salle est vraiment bien, les balances, sans trop de problèmes et malgré une audience de lundi soir, la mayonnaise prend et le public finit sur scène avec le groupe pour le dernier morceau.

Dimanche 4 : heureux qui comuniste

Dimanche soir, un concert acoustique prévu au Live Bar entre 3 groupes de métal chinois et allemand mais finalement, une embrouille à l’entrée se termine en pugila : un type fracasse une bouteille sur le crâne d’un autre qui revient avec une armée mexicaine chinoise de mecs pas content et puis c’est la police qui arrive et règle tout ça. On annule le concert. Dommage, on jouait après Metaldeath.

Samedi 3


Du côté des filles :

Beaucoup de beaux projets pour cette matinée, mais ça c’était hier. Nous nous levons tard, prenons un dej continental en terrasse avec john et filons chez Thi Taï, notre amie qui vit à Shanghai depuis quelques mois maintenant et qui nous fait découvrir l’ancienne concession française : des petits bâtiments d’un étage, aux murs recouverts de crépis, poutres apparentes. Les gens se lavent dehors, mangent dehors font sécher leur linge dans les arbres …

Le soir, c’est concert au Logo Bar. Les balances sont un peu poussives : pas de retour, l’ampli basse qui fonctionne une fois sur deux à coup de latte, larsen de micro… Après avoir mangé un repas gargantuesque à 25 euros pour 6, nous jouons un concert tendu du slip devant une centaine de personnes qui reprendraient bien un peu de rab. Y’a pas à dire on s’est fait plein de potes ! Dj Reggie d’Australie enquille sur un set endiablé du feu de dieu : Ça boit à l’infini, ça blablate, ça se fait torcher au Baby.Tout le monde repart rond et heureux et rond et heureux …et rond

vendredi 2 mai 2008

Vendredi 2



Forts de 4 grosses heures de sommeil (quasiment la plus grosse nuit depuis une semaine) nous mettons le cap sur Shanghai. Deux heures de vol intérieur durant lesquelles s’offre à nous un choix de films disons chinois puisque nous pouvons visionner « Dents Amoureux » au pitch alléchant (Qian Yehong va souvent chez le dentiste et connaît bien le dentiste Liu…) « Balsisier » (En été 74, à Yunnan, Liu Xingyu à Kumning a rencontré Liu Simeng à Beijing) ou « vie post moderne de ma tante » ( Chow yun fat joue un rôle de personne de rien qui voulait mentir la tante). C’est Cornélien mais finalement quasiment tout le monde dort du sommeil du juste qui serait dans un avion- mal, en gros. 




Shanghai semble complètement différente de Beijing, plus occidentalisée, visiblement moins aseptisée et pleine de bouchons (euphémisme). Aujourd’hui c’est day off pour le groupe, but de la journée, trimballer les 200 kilos de matos d’un bout à l’autre de la ville, faire une sieste et passer au Logo bar où le concert aura lieu demain soir. Le son y est plutôt reggae dance-hall, plutôt de qualité en fait, du coup tout le monde stick la vibes on the dancefloor. Le bar est rempli d'expatriés et ça jam à tout va : 2 djs balancent des ridims, un Français toast, un saxophoniste vient improviser un solo et nous saisissons quelques percus...



Jeudi 1er mai



Aujourd’hui c’est premier mai, fête du travail où personne ne travaille et un concert est booké ce soir sur un bateau type guinguette pirate avec balances à 20 heures ce qui nous laisse toute la journée pour se reposer. Mais bon puisque l’on est en super forme, autant faire sonner le réveil à 6h du matin pour aller visiter cette bonne veille grosse muraille made in China. C’est loin, c’est long et pour cette unique occasion nous décidons de partir à 10 dans une petite camionnette de 8 un jour de grand départs week-end, et un grand départ ici, c’est en gros comme un grand départ en France avec 20 fois plus de voitures sur des routes de même capacité. Ca balance du klaxon à la tonne, ça roule sur la bande d’arrêt d’urgence, ça grille les autres des que ça peut, c’est un bordel assez impressionnant et il nous faut deux bonnes heures pour atteindre de monument mais l’endroit est tout simplement époustouflant. Bien mieux qu’un simple mur. Jean a amené son habituel ukulélé et l’instrument passe de main en main pendant toute la journée. Jean-Yves dit François Madou compose un tube en 10 minutes chrono, Clotilde y pose une voix, des paroles absurdes et une chorégraphie qui fait mouche et un mini-concert commence. Les touristes chinois passent et sont souvent très curieux dès qu’un truc inhabituel arrive, certains s’arrêtent, prennent des photos et applaudissent à la fin, premier succès pour le François Madou's Band.

5000 et quelques marches plus loin nos mollets sont en feu, les genoux commencent à lâcher et c’est cette fois John louloute qui se produit devant une trentaine de lycéens australiens déchaînés. Note pour plus tard : toujours prendre un ukulélé, quelle que soit la destination.


Rentrés vers 16 heures , il nous reste 4 heures pour nous reposer et nous préparer alors on fait sieste obligatoire comme à la maternelle et c’est tellement bien de dormir parfois comme disait je sais plus trop qui. Vers 8 heures, deux taxis essaient de nous amener sur le bateau mais on se paume à moitié et on arrive en retard et fatigués sur une scène sans amplis ni reprise de batterie. Bon. On essaie quand même en électrique mais le son est plutôt pourri et il faut retourner en catastrophe à l’hôtel chercher le matos acoustique. Finalement le concert commence avec 30 minutes de retard, l’audience est un peu plus disparate qu’hier et complètement différente, moins undergroud et plus d’expatriés. Rainy days smell like glue ouvre et une petite dizaine de titres suivent avec une pause au milieu qui semble être un passage obligé en chine puisque l’on avait déjà du en inclure une hier soir. Le concert se termine avec Colors et puis c’est rangement de matos et retour rapide à l’auberge pour préparer les sacs pour demain car Vendredi c’est parfois spaghetti mais là c’est plutôt shanghaï ce qui ne rime pas mais tant pis.

Mercredi 30 : point trop n'en Pho

Les déboires tardifs de la veille ayant laissés des traces, cette journée encore plus chaude que la précédente, commence un peu plus tard. Le mercredi est un bon jour pour risquer sa vie et ça tombe bien puisque l’on prend un taxi et que prendre un taxi ici signifie monter avec un type dont l’unique but semble être de vouloir écraser un maximum de piétons, vélos mais aussi voitures et camions, et si un train se présentait probablement qu’il essaierait aussi. Mais bon nous sommes vivants. Nous sommes au temple ??? ; d’immenses bouddhas nous contemplent d’un œil bienfaiteur et goguenard. La paix intérieure est avec nous et nous sommes à deux doigts de renoncer à toute possession terrestre mais un magasin de musique croise notre route et puis un autre alors finalement non. Jean achète quelques percussions locales du plus haut intérêt avant de remonter dans un taxi qui décidera de nous laisser à un kilomètre de l’hôtel ; on est à la bourre il va falloir courir.

Alors on court et on arrive chargés comme des musiciens à la première balance au Jiang Hu. Déballage, installation, line check approximatif, riz cantonais du plus bel effet, remballage et vite au deuxième endroit ou un concert improvisé vient d’être booké à la dernière minute! Hopper a peine arrivé sur la scène du Mao Live, (je ne sais pas où ils trouvent leurs noms de salles), doit redéballer, , sound checker… ah non, pas de sound check puisque le rideau s’ouvre sur une belle salle de 300 personnes… quand faut y aller faut y aller et ce sont 4 titres hyper énergiques qui sont envoyés à une salle qui réagit très bien. Essorage de T-shirts, Reremballage, recourse au premier endroit, 8 titres de transpiration par personne et le deuxième set - en acoustique - commence. L’endroit est magique, le public sous le charme : mission accomplie ! Et tout se termine par un jam avec Tian Xiao au Jiang Hu : C’est dire ! Au final une soirée hyper speed mais très chouette notamment pour François Madou et Miss Virginie dont c’est le premier jam. Et puis retour en taxi, poilade à l’auberge et dodo vers 2h du matin.